Par

Baobab & Société

Et si vous vous mettiez à la rumba ?

Voici venu le temps des vacances et de la danse. La rumba, lascive et sensuelle, vous tend les bras.

La rumba se chante et se danse au féminin.

 À l’heure où le Fespam, Festival Panafricain de musique  de Brazzaville s’ouvre, la rumba déferle dans la ville. Elle envahit les rues, les scènes, les clubs. Elle s’infiltre dans les conversations et s’impose comme un battement de cœur collectif pris entre langueur et sensualité. Et à Kinshasa, Luanda, Paris ou Bruxelles, elles montent sur scène, prennent le micro, électrisent la foule. Fini le temps des silences polis et des secondes voix. Les femmes imposent désormais leur tempo. La rumba n’est plus affaire d’héritage figé aux mains des hommes : elle bouge, elle brûle, elle se recompose, portée par ces voix féminines, qu’on a trop longtemps laissées derrière.

À Bandal, quartier chaud de Kinshasa, les nuits s’ouvrent au son des guitares et des verres de Primus. Les corps se rapprochent, les voix s’élèvent. C’est là, dans l’urgence et la sueur, que la rumba vit, au plus près du peuple.

Une danse lascive et gracieuse

Elles ne sont pas que muses, elles sont feu et mémoire
Les figures féminines de la rumba ont toujours existé — mais rarement célébrées à hauteur de leur talent. Abeti Masikini, Mbilia Bel, Mpongo Love, Tshala Muana : des noms qu’on n’a pas criés assez fort. Elles chantaient l’amour, oui, mais aussi l’abandon, le rejet, l’injustice. Elles dérangeaient. Elles dérangent encore. Et c’est tant mieux.

La divine Barbara Kanam

Aujourd’hui, Céline Banza ou Barbara Kanam (ci-dessus)  inventent une rumba moderne, hybride, et souvent irrévérencieuse. Entre introspection, sensualité et business affirmé, elles déplacent les lignes. Et nul besoin de validation : les divas de la rumba créent leur propre espace. Leur rumba, c’est une prise de pouvoir. Et si vous écoutiez ce que les femmes ont à dire en lingala, langue de la séduction et de l’amour, sur un air de rumba ?

Pour en savoir plus sur la rumba au féminin, retrouvez cet article au complet dans Brune 106.


 

 

abonnement_pub_brune-magazine

Vous aimerez aussi