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Baobab & Société

Zita Oligui Nguema se confie à Brune

Dans un entretien exclusif à Brune Magazine, l’épouse du Président Brice Clotaire Oligui Nguema et Première Dame du Gabon lève le voile sur les réalités méconnues de sa fonction.

Le palais présidentiel de Libreville, avec son architecture imposante face à l’Atlantique, est le théâtre d’une mission aussi exigeante que discrète. Dans un cabinet aux murs blancs et à la sobriété monacale, Zita Oligui Nguema reçoit. Colonel des douanes de formation, désormais Première Dame du Gabon, elle incarne un mélange unique de rigueur militaire et de bienveillance attentive. Vêtue d’un tailleur-pantalon noir et d’un haut blanc à la coupe impeccable, elle accueille avec un sourire qui allège instantanément le protocole, mais derrière cette économie de mots et cette posture impeccable se cache une réalité bien plus complexe.

Pour la première fois, elle accepte d’évoquer le véritable poids de sa fonction. « Il y a ce que l’on voit : une femme, bien mise. Il y a ce que l’on attend : le sourire, la posture. Et puis il y a ce que l’on vit : l’intensité, les challenges, la solitude de la réflexion sur des projets parfois », confie-t-elle avec une franchise rare.

Être Première Dame, ça se vit

Le coeur à l’ouvrage dans son bureau.

Ce sentiment de solitude, elle le décrit comme une constante dans la réflexion qui précède chaque engagement public, chaque initiative portée par sa Fondation Ma Bannière, dédiée à la réinsertion des jeunes Gabonais. Elle précise d’ailleurs, livrant une définition personnelle et brute de son rôle : « Être Première Dame, ce n’est pas une fonction au Gabon. C’est accompagner mon époux dans sa mission au service du peuple gabonais, porter un regard, un poids et une responsabilité que personne ne vous a apprise. Être Première Dame, ça se vit. »

Cette confidence inédite offre un aperçu poignant des défis humains qui se cachent derrière les ors de la République. Elle révèle une femme consciente de son rôle de symbole, mais déterminée à lui donner un sens authentique, ancré dans l’action et le dévouement. Son parcours paramilitaire, où elle a atteint le grade de colonel, lui sert de colonne vertébrale pour affronter ces pressions. Interrogée sur la manière de changer les choses sans faire de bruit, elle livre une philosophie qui guide visiblement son action : « Le changement véritable s’opère souvent dans la profondeur, la constance et l’intégrité. La discrétion n’est pas un obstacle à l’impact, au contraire, elle peut en être la signature. »

La persévérance et l’humilité

Cette maxime éclaire ses engagements multiples, entre la pose de la première pierre du Centre de désintoxication de Nkok, un projet novateur qui lui tient particulièrement à cœur, et la défense ardente de patrimoines gabonais comme l’iboga. Autant de missions qu’elle mène avec la même détermination silencieuse, guidée par c inculquées par son père soudeur et sa mère femme au foyer. Si le public voit une figure élégante et réservée, cette interview exclusive dévoile l’architecte d’un engagement profond, qui navigue avec une force tranquille entre les obligations officielles et la conviction intime que l’action véritable réside dans la persévérance et l’humilité.

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